Disparition de François Patriat
Paulette Matray rend hommage à François Patriat, ancien président du conseil régional de Bourgogne et sénateur de la Côte-d’Or, avec qui elle siégeait à la commission de la culture.

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la disparition de François Patriat.
Nous siégions ensemble à la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport. J’y ai mesuré la finesse de son écoute, la liberté de son ton, et cette manière très bourguignonne d’aller à l’essentiel sans jamais blesser personne.
Mais je l’avais rencontré bien avant le Sénat. Président du conseil régional de Bourgogne, il était venu à Marigny, au début des années 2010, inaugurer les travaux menés dans le cadre de l’opération cœur de village : deux logements communaux et la réfection de l’ensemble de la voirie du centre bourg. Ce jour-là, il n’a pas fait un discours de président de région, il a pris le temps de parler avec les habitants, d’écouter les élus, de regarder ce qui avait été fait.
J’ai compris alors ce qu’il représentait pour nos communes rurales, quelqu’un qui savait que deux logements et quelques centaines de mètres de voirie ne sont jamais un petit sujet, parce que c’est de cela que dépendent l’installation d’une famille, le maintien d’un commerce, la vie d’un village.
Vétérinaire, député, ministre, président de région pendant onze ans, sénateur de la Côte-d’Or, François Patriat aura traversé un demi-siècle de vie publique bourguignonne. Nos chemins politiques n’ont pas toujours été les mêmes, cela n’a jamais entamé le respect que je lui portais, ni l’attention que je portais à sa parole.
La Bourgogne perd une figure. Le Sénat perd un homme d’expérience et de fidélité.
À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à ses collègues du Sénat, j’adresse mes condoléances les plus sincères.
Par Paulette Matray


