Restes humains kali’nas et arawaks : le Sénat vote leur restitution à l’unanimité
Dans la continuité des cérémonies du 10 mai en Saône-et-Loire, Paulette Matray salue un vote unanime qui permet enfin à ces défunts de retrouver une sépulture digne en Guyane.

Dans la continuité des cérémonies du 10 mai organisées en Saône-et-Loire à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, je me réjouis profondément du vote unanime du Sénat en faveur de la restitution des restes humains kali’nas et arawaks conservés au musée de l’Homme. Ce vote marque une étape essentielle dans le respect de la dignité des peuples autochtones de Guyane, dans la reconnaissance de leur histoire et dans le devoir de mémoire qui nous incombe collectivement.
Par cette adoption unanime, la Haute Assemblée envoie un message fort : celui d’une République capable de regarder son histoire avec lucidité et humanité, et d’agir pour réparer des blessures anciennes en permettant enfin à ces défunts de retrouver une sépulture digne sur leur terre.
Je tiens également à saluer et remercier chaleureusement la présence de Christiane Mathos, présidente de l’association « La Mémoire de l’Histoire de l’Abolition de l’Esclavage en Saône-et-Loire », dont l’action en Saône-et-Loire et au-delà contribue à faire vivre la mémoire de l’abolition et des résistances à l’esclavage. Son engagement constant en faveur de la transmission de la mémoire, de la justice historique et de la reconnaissance des héritages ultramarins honore ce moment important pour notre pays.
Je veux enfin saluer la présence de Jérémie Jean Baptiste, dont le parcours de vie entre Bourgogne, Martinique et Québec s’inscrit au croisement des mémoires de l’esclavage, des résistances coloniales et des diasporas antillaises. Par son implication dans la valorisation de l’histoire et des cultures caribéennes, son travail de transmission auprès des plus jeunes et sa participation à de nombreux événements dédiés aux mémoires ultramarines, il contribue, lui aussi, à faire vivre une démarche de justice historique et de réparation symbolique.
Ce vote du Sénat est un acte de respect, de justice et de réconciliation.
Par Paulette Matray


