Paulette Matray Sénatrice de Saône-et-Loire

Agriculture

Dermatose nodulaire : protéger nos élevages autrement qu’en abattant

Face à la progression de la dermatose nodulaire contagieuse, Paulette Matray demande des mesures ciblées plutôt que l’abattage total, et l’ouverture de la vaccination à tout le territoire.

Une jeune vache charolaise dans un pré du Brionnais, au milieu du troupeau

L’apparition d’un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse en Ariège montre que la maladie progresse malgré les mesures actuelles. L’abattage systématique révèle aujourd’hui ses limites : il plonge les éleveurs touchés dans une détresse immense et entretient un climat d’inquiétude permanent dans toute la filière.

Cette crise sanitaire menace aussi notre souveraineté alimentaire. Chaque cheptel détruit affaiblit notre production, alors que la filière bovine affronte déjà de nombreux défis : aléas climatiques, crises répétées, difficultés de transmission. Nous ne pouvons laisser la peur fragiliser davantage celles et ceux qui nourrissent le pays.

Deux évolutions urgentes

Je demande donc deux évolutions urgentes :

  • remplacer l’abattage total par des mesures ciblées, plus humaines et proportionnées ;
  • ouvrir la vaccination à tout le territoire, seule protection durable pour nos élevages.

L’État doit également renforcer les moyens de prévention et de recherche pour mieux anticiper les crises sanitaires.

La Région agit déjà

La Région Bourgogne-Franche-Comté agit déjà. Je salue la mobilisation de la majorité régionale présidée par Jérôme Durain. Le budget 2026 prévoit :

  • 21 millions d’euros pour l’agriculture, la viticulture et l’agroalimentaire ;
  • une aide exceptionnelle de 300 à 400 € par animal euthanasié ;
  • un soutien renforcé aux jeunes agriculteurs : financement à 100 % des dossiers sous contraintes, ouverture dès 2026 des pré-installations à la DJA, versement des premiers acomptes FEADER avant le 12 janvier.

Ces mesures offrent une réponse rapide, concrète et humaine dans une période de grande fragilité.

Protéger nos élevages, c’est protéger nos territoires, nos emplois ruraux et notre capacité à nourrir la France. En Saône-et-Loire, je resterai pleinement engagée aux côtés de nos éleveurs.

Photo : vaches charolaises à Versaugues. Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

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