Carte scolaire : deux dates à retenir et un plaidoyer pour la pluriannualité
Lors de la remise des « Métamorphoses d’Ovide » aux CM2 de l’école Est de Chalon-sur-Saône, Paulette Matray a plaidé auprès de la rectrice et de la directrice académique pour une école pensée sur plusieurs années, à partir des territoires.

Vendredi dernier, j’étais aux côtés de la Rectrice de l’académie de Dijon et de la Directrice académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) de Saône-et-Loire, pour la remise du livre « Les Métamorphoses d’Ovide » aux élèves de CM2 de l’école élémentaire Est de Chalon-sur-Saône, une opération menée pour l’ensemble des élèves de CM2 de France.
Nous avons naturellement évoqué le sujet des cartes scolaires, sujet sur lequel vous me savez très engagée.
Deux dates à retenir
- 11 juillet 2026 : premier rendu de l’expérimentation
- 15 octobre 2026 : rendu final
Pour une programmation pluriannuelle
Je plaide pour une véritable programmation pluriannuelle de l’éducation. On ne peut pas redessiner une carte scolaire chaque année : sur le terrain, nous constatons que cela ne fonctionne pas, et l’expérimentation en cours met sous pression à la fois les élus locaux et les services de l’État.
Et je le redis avec force, toute réflexion sur la carte scolaire doit partir de nos particularismes territoriaux. L’école rurale, l’école inclusive et l’éducation prioritaire ne sont pas des cas particuliers qu’on ajuste après coup, elles doivent être le point de départ de la méthode, pas une variable d’ajustement.
J’insiste également sur un point de calendrier qui n’est pas anodin : beaucoup de nos maires sortent à peine des élections municipales, et ce moment est particulièrement compliqué pour eux, sollicités sur ce dossier alors qu’ils viennent tout juste de prendre leurs fonctions ou de les renouveler. Une meilleure information initiale, en amont du lancement de l’expérimentation, aurait permis à chacun de mieux saisir les enjeux et de se positionner avec le recul nécessaire, plutôt que dans la précipitation d’un calendrier institutionnel déjà chargé.
Je reste convaincue qu’il nous faut davantage d’écoute, et surtout une meilleure prise en compte de la volonté des territoires et de leurs élus.
L’école n’est pas une politique publique comme les autres : elle façonne notre rapport à la terre et à nos villages. Sur ce combat, vous pouvez compter entièrement sur moi.
Par Paulette Matray


