Carte scolaire : le ministre de l’Éducation nationale reçu à Mâcon, des signaux encourageants
Face aux élus de Saône-et-Loire, Édouard Geffray a proposé de passer d’une carte scolaire décidée chaque année à une offre scolaire pensée sur cinq ans. Rien n’est acquis, mais la méthode change.

Lundi matin, avec mes collègues parlementaires et des élus locaux, j’ai reçu à Mâcon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, pour une réunion de travail avec les élus de nos territoires, et particulièrement ceux de nos communes rurales, autour d’une question qui engage l’avenir de nos villages : la carte scolaire.
J’ai entendu des signaux que j’attendais depuis longtemps. Le ministre a proposé de sortir du piège de l’annuité, en raisonnant non plus en carte scolaire subie chaque année, mais en offre scolaire pensée sur cinq ans. Il évoque une contractualisation à l’échelle départementale, sur ce même horizon, pour enfin donner de la lisibilité à nos maires comme à nos parents.
Autre point que je défends depuis le premier jour : pas de dogme sur le nombre de classes d’un RPI, quatre ou six. Le regroupement pédagogique reste la référence, sans jamais condamner la classe unique là où l’isolement de certains territoires le justifie. C’est le bon sens territorial, tout simplement. Une prime à l’effort a également été évoquée pour accompagner les communes qui s’engagent dans cette démarche.
Je le dis avec honnêteté. Les discours ont évolué entre nos premières rencontres et celle d’hier. Rien n’est encore acquis, mais cela va dans le bon sens, et c’est le fruit d’un dialogue patient et exigeant.
Une conviction me guide pour la suite : aucune réforme de notre école ne réussira sans associer toutes les parties prenantes. Les élus, bien sûr, mais aussi les parents d’élèves, qui vivent chaque jour la réalité des trajets et des rythmes, et les enseignants, dont l’expérience de terrain est irremplaçable. C’est ensemble, autour de la table, que nous construirons une école à la hauteur de nos territoires.
Je resterai vigilante à chaque étape. Mais la méthode change : on parle enfin de concertation, de temps long et de confiance faite aux territoires. C’est dans cette direction que je continuerai d’avancer.
Par Paulette Matray


