Marche pour Sabrina Caire : la protection des femmes ne doit pas s’arrêter aux portes de la ruralité
À Chalon-sur-Saône, une centaine de personnes ont marché en mémoire de Sabrina Caire, tuée le 9 juillet à Champforgeuil. Depuis le 1er janvier, 87 femmes ont été tuées en France.

Samedi matin, j’ai marché dans les rues de Chalon-sur-Saône avec une centaine de personnes, en mémoire de Sabrina Caire, tuée le 9 juillet à Champforgeuil. Elle avait 41 ans. Elle laisse deux fils.
Ma présence, samedi, était autant politique que personnelle. Rien ne peut justifier qu’on prenne la vie de quelqu’un parce qu’on n’est pas d’accord avec elle. À sa famille, à ses fils, à son frère qui a annoncé la création d’une association à son nom, à ses amies, toute ma compassion, tout mon respect.
Sabrina n’est pas un cas isolé. 87 femmes tuées depuis le 1er janvier, chiffres arrêtés au 15 août. La Saône-et-Loire a été frappée plusieurs fois, souvent dans des communes rurales où l’éloignement rend la mise à l’abri plus difficile encore.
Je l’ai porté auprès du Gouvernement au printemps, je n’en démordrai pas. La protection des femmes ne peut pas s’arrêter aux portes de la ruralité.
La montée du masculinisme est inquiétante et la délégation aux droits des femmes du Sénat vient d’y consacrer un rapport.
Alors je le redis, comme samedi, au milieu du cortège :
« Le féminisme, ce n’est pas contre les hommes, c’est pour les femmes, pour la société. »
Par Paulette Matray


