Paulette Matray Sénatrice de Saône-et-Loire

Mes
engagements

Neuf sujets, une même méthode : partir de ce que vivent nos communes, agir au Sénat, et rendre compte de ce qui a été obtenu comme de ce qui reste à gagner.

Paulette Matray échange avec des habitants sous un chapiteau lors d’une visite de terrain.

L’école rurale et la carte scolaire

Au Creusot, en juin 2026, la concertation annoncée sur la carte scolaire s’est révélée descendante. Dans nos villages, l’école est souvent le dernier service public.

Le constat

La création d’une classe relève du conseil municipal ; sa fermeture reste une décision unilatérale de l’autorité académique. Beaucoup de maires l’apprennent quelques semaines avant la rentrée, sans visibilité sur l’année suivante.

La Saône-et-Loire fait partie des dix-huit départements qui expérimentent une nouvelle méthode d’élaboration de la carte scolaire.

Ce qu’elle a fait

  • 31 mars 2026 : dépôt d’une proposition de loi imposant l’accord préalable du conseil municipal avant toute fermeture de classe en zone France Ruralités Revitalisation.
  • 27 mai 2026 : interpellation du ministre de l’Éducation nationale sur trois risques de la nouvelle méthode.
  • Juin 2026 : au Creusot, face à une concertation descendante, demande de suspension de la procédure.
  • 10 juillet 2026 : inflexions obtenues devant les autorités académiques.

Ce qu’elle demande

  • Une consultation qui parte des besoins du terrain, pas des moyennes académiques.
  • La pluriannualité, pour que les élus anticipent au lieu de subir.
  • La prise en compte de l’éloignement, de l’école inclusive et de l’éducation prioritaire.

L’accès aux soins

En Saône-et-Loire, des habitants vivent sans médecin traitant. Nous sommes égaux devant l’impôt ; soyons-le aussi devant les services publics.

8 → 6 généralistes pour dix mille habitants en Saône-et-Loire, en dix ans.

Le constat

Des habitants vivent sans médecin traitant, renoncent à des consultations ou parcourent plusieurs dizaines de kilomètres pour se soigner. Les mesures uniquement incitatives ont montré leurs limites.

Ce qu’elle a fait

  • Novembre 2025 : sa première question d’actualité au Gouvernement porte sur les déserts médicaux et réclame un plan d’urgence pour la ruralité.
  • 11 juin 2026 : soutien à la proposition de loi transpartisane du député Guillaume Garot, dont l’examen complet a été empêché par la majorité sénatoriale.

Ce qu’elle demande

  • Une régulation raisonnable de l’installation des médecins dans les zones déjà bien dotées.
  • La réinscription rapide du texte à l’ordre du jour, avec un calendrier clair.
  • Le renforcement des maisons de santé et de l’exercice coordonné.

Les communes face au risque

Aucune commune ne devrait rester seule face au coût d’une inondation, d’un incendie ou d’une catastrophe.

+43 % d’augmentation des primes d’assurance des collectivités entre 2020 et 2024.

Le constat

Franchises qui explosent, résiliations unilatérales, appels d’offres sans réponse : des communes se retrouvent assurées sur le papier, mais exposées à une large part de leurs sinistres.

Ce qu’elle a fait

  • 30 janvier 2026 : dépôt d’une proposition de loi créant un groupement de mutualisation des risques des collectivités territoriales.

Ce qu’elle demande

Un fonds alimenté par ses seuls membres, sur adhésion volontaire, selon leur exposition, la valeur de leur patrimoine et leurs efforts de prévention. La même logique que la Sécurité sociale : mutualiser ce que le marché ne couvre plus équitablement.

Les communes et leurs élus

Vingt-quatre ans maire de Marigny, elle sait ce qu’est un mandat mené avec un secrétariat à mi-temps. Ces garanties conditionnent l’engagement de demain.

Le constat

La loi du 22 décembre 2025 crée un statut de l’élu local : indemnités revalorisées dans les communes de moins de 20 000 habitants, protection fonctionnelle étendue, congé de formation allongé. Encore faut-il que ses décrets paraissent.

Six communes sur dix ne délibèrent pas sur la formation des élus.

Ce qu’elle a fait

  • Mai 2026 : question à la ministre de l’Aménagement du territoire sur la formation des élus ; une évaluation a été annoncée.
  • 19 mai 2026 : suivi de la parution du premier décret d’application.
  • 24 juin 2026 : adoption au Sénat du texte de simplification des normes applicables aux collectivités, après près de trois cents amendements.

Ce qu’elle demande

  • La parution des décrets restants, dont la majoration de retraite par mandat.
  • Un accès simplifié à la formation, avec des moyens à la hauteur.
  • Un appui concret aux secrétaires généraux de mairie.

Le patrimoine des villages

Le patrimoine n’est pas une charge : c’est un gisement de développement économique et social, non délocalisable.

58 % des 45 446 monuments historiques du pays sont situés en zone rurale ; 43 % appartiennent aux communes.

Le constat

Près d’un quart des édifices sont en mauvais état et les crédits d’investissement ont reculé d’un tiers entre 2025 et 2026. Une église qui prend l’eau, c’est un budget hors de portée pour une commune de quelques centaines d’habitants.

Ce qu’elle a fait

  • Juillet 2026 : rapporteure de la mission d’information de la commission de la culture sur la gestion des monuments historiques ; 24 recommandations.
  • 11 juin 2026 : adoption au Sénat d’une proposition de loi créant, à titre expérimental, un fonds de mobilisation du bâti rural pour les communes de moins de 1 000 habitants.

Ce qu’elle demande

  • Un guichet unique pour les demandes de subvention.
  • Un accompagnement technique renforcé pour les communes rurales.
  • Une loi de programmation pluriannuelle et une culture de l’entretien.

L’agriculture et l’élevage

Dans le Charolais, terre d’élevage allaitant, beaucoup travaillent à perte pendant que les charges progressent, et le loup est revenu.

Le constat

Près d’un agriculteur sur deux atteindra l’âge de la retraite d’ici 2033 sans repreneur identifié. La cause première tient au prix payé au producteur, durablement inférieur au coût de revient.

Depuis janvier 2026, vingt-cinq attaques de troupeaux ont été recensées dans le département ; la présence du loup a été confirmée dans le Charolais en mai.

Ce qu’elle a fait

  • Participation régulière aux comités départementaux loup, pour des solutions de protection adaptées à nos élevages.
  • Été 2026 : critique d’une loi d’urgence agricole qui divise sans garantir un revenu ; adoptée le 21 juillet, elle a vu huit dispositions censurées par le Conseil constitutionnel le 14 août.

Ce qu’elle demande

  • L’application effective d’ÉGalim et des prix minimums indexés sur les coûts de production.
  • Le refus des accords de libre-échange qui importent ce que nous interdisons chez nous.
  • Un portage foncier public pour installer les jeunes sans les endetter.
  • Un accompagnement réel des éleveurs face au loup.

Les mobilités du quotidien

À Paray-le-Monial, la ligne TER vers Lyon et Nevers est menacée. Se déplacer n’est pas un confort : c’est la condition de l’accès à l’emploi, aux soins et à l’école.

Le constat

Chaque fermeture de service allonge les distances, pendant que le prix de l’essence pèse sur des budgets où la voiture reste indispensable. Pour ceux qui ne conduisent plus, c’est l’isolement.

Ce qu’elle a fait

  • Soutien aux élus mobilisés pour la remise à niveau et le maintien des dessertes de la ligne TER Lyon, Paray-le-Monial, Nevers.

Ce qu’elle demande

  • Des moyens pour les intercommunalités qui ont reçu la compétence mobilité.
  • Que l’État mesure ce que ses réformes coûtent en kilomètres aux habitants.

La sécurité et la prévention

À Mâcon, une antenne de prévention vient d’ouvrir. Le narcotrafic gagne nos bourgs ruraux : nos communes ne doivent pas rester seules.

Le constat

La loi du 13 juin 2025, issue de la commission d’enquête présidée par Jérôme Durain, a donné aux enquêteurs les moyens de s’attaquer à l’argent du trafic. Le volet prévention reste largement à construire.

Ce qu’elle a fait

  • Présence à Mâcon au lancement de l’antenne départementale de l’association Conscience, aux côtés d’élus de toutes sensibilités.

Ce qu’elle demande

Une prévention patiente, à l’école, dans le sport, dans l’insertion professionnelle et auprès des familles, sans posture ni surenchère.

Les solidarités et l’enfance

Derrière chaque dossier, il y a une vie.

Le constat

Des enfants placés voient leur vie basculer sur des décisions qu’ils ne comprennent pas toujours, et leur parole reste trop peu entendue dans des procédures lourdes.

Ce qu’elle a fait

Forte de sa carrière à l’aide sociale à l’enfance, elle a soutenu le vote unanime du Sénat garantissant à chaque enfant placé l’assistance d’un avocat.

Ce qu’elle demande

Que la parole de l’enfant soit entendue à chaque étape, et que les départements aient les moyens d’accompagner les familles.

Saisir la sénatrice

Fermeture de classe, sinistre mal couvert, monument à sauver : saisissez la sénatrice, elle relaie au Sénat et auprès des ministères.